Inquiétudes autour de la politique énergétique du gouvernement jugée trop légère

Le projet de loi portant sur la prolongation des centrales nucléaires de Doel 1 et 2 est en cours d’examen à la Chambre. On peut s’inquiéter de la légèreté avec laquelle le gouvernement aborde la question cruciale de la politique énergétique. Il est étonnant qu’il faille prolonger de 10 ans la vie d’une centrale pour uniquement garantir la sécurité d’approvisionnement pour l’hiver prochain, principal argument de la Ministre de l’Energie. De plus, et de l’aveu même de la Ministre, il est fort peu vraisemblable que Doel 1 puisse être relancé pour l’hiver 2016.

En outre, aucune alternative ni plan d’avenir ne sont mis sur la table. Au contraire, la Ministre ne fait que détricoter les avancées obtenues sous la précédente législature pour développer le mix énergétique, comme l’appel d’offres sur les centrales à gaz, qui a été balayé d’un revers de la main. La Ministre ne semble également pas pressée de mettre en œuvre le projet Brabo et le PST 4 de Zandvliet, permettant le renforcement des interconnexions entre Pays-Bas et Belgique, et qui auraient permis d’acheminer 1.800 MW supplémentaires. En fait, la politique énergétique du gouvernement semble se limiter à la seule prolongation du nucléaire.

Enfin, la stabilité juridique de la prolongation de Doel 1 est pour le moins incertaine. En rejetant les mises en garde de l’Agence Fédérale du Contrôle Nucléaire et du Conseil d’Etat, la Ministre risque de mettre la majorité dans une impasse juridique et de l’exposer à bon nombre de recours.

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