Le gouvernement ne peut exiger le beurre, l’argent du beurre et le sourire de Proximus 

Ce jeudi 10 janvier, le groupe cdH de la Chambre a exprimé son opposition au plan de licenciements de 1900 travailleurs de Proximus et fait part de son soutien aux travailleurs de l’entreprise et à leur famille. Pour rappel, Proximus, qui est une société de droit public, fleuron technologique en Belgique, est détenue à 53% par l’Etat fédéral et dégage chaque année un bénéfice net de plus de 500 millions d’euros dont la quasi-totalité est redistribuée sous formes d’importants dividendes, représentant chaque année un apport d’environ 270 millions dans le budget de l’Etat.

Lors de son interpellation à la Chambre, la députée Anne-Catherine GOFFINET s’est interrogée sur la surprise du Premier ministre lors de l’annonce de ces licenciements alors même que l’Etat est l’actionnaire majoritaire de la société et que le gouvernement fédéral n’a eu de cesse de lui demander l’impossible. En effet, Proximus devait, à la fois, et tout en garantissant la paix sociale...

  1. réussir son grand projet de digitalisation et donc continuer àinvestir massivement dans les nouvelles technologies ;
  2. diminuer ses prix mis sous pression du gouvernement qui veut renforcer la concurrence en permettant l’arrivée d’un 4e opérateur ;
  3. continuer à verser, chaque année, à l’Etat environ 270 millions d’euros de dividendes.

Pour le cdH, le gouvernement porte une lourde responsabilité dans la situation actuelle de l’entreprise.

Le cdH appelle le gouvernement Michel, aujourd’hui minoritaire, à retrouver de la cohérence. Les Humanistes pointent le fait qu'on ne peut, d’un côté, diminuer les aménagements de fin de carrière et , de l’autre, accepter que Proximus adopte un plan de licenciements visant particulièrement les plus de 55 ans au motif que ces personnes ne seraient plus « adaptables ».

Anne-Catherine Goffinet appelle le gouvernement à faire en sorte que Proximus se montre exemplaire sur le volet social. Si la loi Renault ne s’applique pas aux entreprises publiques, la directive européenne de 2005 qui lui a servi de base, elle, s’y applique et doit être respectée. A ce titre, les Humanistes regrettent que son volet « entreprises publiques » n’ait toujours pas été transposée en Belgique et rappellent qu’une proposition de Catherine Fonck visant à la transposition de ce volet est sur la table depuis plusieurs années.

Pour les Humanistes, il appartient à l’Etat fédéral, actionnaire majoritaire de Proximus, de veiller au devenir de cette entreprise florissante tout en garantissant un avenir professionnel solide à tous les travailleurs qui ont contribué à cette réussite.

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