Place de l'Orneau: "le statu quo, le tout à la bagnole, ne me paraît pas défendable"

Ecole beuzet

Le réaménagement de la place de l'Orneau et la présention de la future nouvelle école de Beuzet étaient les deux gros morceaux du conseil communal de ce 27 février.

 

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La rénovation urbaine, c'est cette idée de maximaliser la valeur ajoutée d'un lieu, d'une place, d'un centre-ville. A Gembloux, la place de l'Orneau, qui est un parking à ciel ouvert, est sujette à un réaménagement profond. Le but étant de rendre l'endroit plus convivial tout en essayant de satisfaire tous les usagers de la place. Un travail difficile comme l'explique Benoît Dispa suite à une intervention de Pascaline Godfrin (MR) qui reproche au projet actuel de ne pas tenir assez compte des riverains et commerçants.

"Je vous rappelle quand même que lors du conseil communal du 31 janvier 2018, on a approuvé à l'unanimité, moins ton abstention, l'avant-projet présenté par Alain Goda (MR). Avant-projet qui a été ensuite approuvé par la ministre De Bue (MR). Cela manque un peu de cohérence" réagit Benoît Dispa. "Je souscris à l'idée que le projet n'est pas simple et qu'il y aura encore des réunions pour permettre de mettre en place le meilleur projet possible. Le but est, évidemment, de pouvoir concilier autant que possible les intérêts des uns et des autres même s'ils ne sont pas, naturellement, convergents".

Le bourgmestre insiste cependant sur la nécessité absolue de réaménager la place de l'Orneau. "Le statu quo n'est pas défendable, sinon on arrête de parler de rénovation urbaine. L'objectif n'est pas de faire une place piétonne, mais un espace public de qualité et pas une mer d'asphalte comme c'est le cas actuellement. Le tout, en conciliant les besoins des automobilistes qui auront encore accès à la place, il y aura encore des places de stationnement, en conciliant aussi les besoins de la population scolaire, mais aussi des commerçants qui ont leur raison d'être et leur légitimité sur cette place,  en conciliant également les besoins de tous les usagers du centre-ville. Bref, en essayant de faire un projet qui minimise les inconvénients et qui maximalise la valeur ajoutée. Ce n'est pas simple à faire, mais c'est tout l'enjeu de cette opération de rénovation urbaine. C'est pourquoi on a multiplié les concertations avec les commerçants, avec l'établissement scolaire et avec les membres dela commission de rénovation de quartier". 

Emmanuel Delsaute poursuit en expliquant que "L'aménagement inclus de la suppression de parking, mais cela s'inscrit dans l'offre globale de parking qui a, au total, augmenté dans le centre-ville".​

Le point voté lors du conseil ne concernait pas l'approbation d'un projet final mais bien la convention réglant l'octroi d'une subvention à hauteur de 1.277.000€ pour les travaux d'aménagement de la place. Benoît Dispa confirme que d'autres réunions auront encore lieu. "Le projet sera encore modifié en tenant compte d'un certain nombre de craintes qui sont légitimes et qui doivent être entendues. Il y aura encore des remarques à intégrer. Il y aura aussi une demande de permis donc une enquête publique, ce qui implique des procédures pour entendre les avis des uns et des autres, y compris des 26000 Gembloutois s'ils veulent s'exprimer sur le sujet. Le cahier des charges repassera en conseil communal et sera soumis au vote. Mais avant cela, il y aura encore des consultations. On ne pourra sans doute pas faire de miracle. Le changement va nécessairement provoquer un mécontentement pour ceux qui sont dans une approche plus conservatrice, mais, je le redis, le statu quo, le tout à la bagnole, ne me parait pas défendable, c'est révolu. Il faut maintenant qu'on trouve les meilleurs compromis possibles pour respecter les différents usagers, les différentes fonctions, c'est toute la difficulté d'un centre-ville, mais il faut le faire si on veut le rénover, le revitaliser et on le fera dans la concertation comme on l'a fait depuis le début. On continuera à la faire avec les groupes concernés."

Les travaux de l'école de Beuzet débuteront au printemps 2020.

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Le projet de la nouvelle école de Beuzet, plus avancé celui-là, a été présenté à l'ensemble du conseil communal par le bureau d'architectes BSolution. En mars 2018, un subside de 1.545.000€ a été octroyé, confirmant la possibilité de réaliser cette nouvelle école. L'établissement scolaire, dont la construction doit démarrer au printemps 2020, remplacera l'actuelle école de Beuzet qui sera complétement démolie. La nouvelle école accueillera, à terme, un espace "Maternelles" composé de 3 classes, un espace de repos commun ainsi que des sanitaires spécifiques; un espace "Primaires" composé de 3 classes; un espace "Commun" comprenant une salle de gym, un réfectoire, des espaces de rangements, des sanitaires, des vestiaires et une salle de douche. Il y aura aussi  une salle polyvalente et une classe de remédiation ainsi qu'un espace "Administratif" pour la salle des professeurs, la direction et le secrétariat. L'entrée de l'établissement scolaire sera aménagée ainsi que la liaison avec la cour existante. Le chantier devrait durer 18 mois.

Le bâtiment sera évidemment beaucoup plus performant que l'ancien sur le plan énergétique

Une yourte à l'école de Mazy

Une yourte dans une école, c'est assez rare. L'école de Mazy passe le pas et disposera donc de cette structure pour les plus petits qui pourront se reposer et avoir des activités en son sein. L'échevin Gauthier de Sauvage espère que l'école pourra disposer de la yourte pour la rentrée prochaine.

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