L'Ecole d'Administration Publique

Ce 7 octobre, j'interrogeais la ministre de la fonction publique sur les engagements de la Déclaration de Politique Régionale relatifs à Ecole d’administration publique

Dans la DPR, le gouvernement s’engage « à systématiser les procédures transparentes, objectives et impartiales pour les promotions ainsi que pour les recrutements et engagements dans la fonction publique et les Unités d'Administration Publique ». La même DPR indique que, sur base des évaluations réalisées par les universités (ULB, ULiège, UCLouvain), l’Iweps et un consultant externe, le certificat en management public organisé par l’École d’administration publique sera actualisé. On annonce dans la foulée qu’une première session sera organisée au plus tôt, avec proclamation des lauréats d’ici la fin 2020.

Soyons clairs : ces dispositions visent à promouvoir les candidats les plus compétents, à battre en brèche une tradition, réelle ou soupçonnée, de politisation…

Nous prenons acte de la détermination commune des partenaires PS, MR et Ecolo. Nous la partageons bien évidemment. Nous nous réjouissons d’en juger sur pièce dès le prochain renouvellement des postes à mandat !...

Par ailleurs, nous sommes attachés à l’Ecole d'Administration Publique. Elle est certainement encore perfectible. Elle doit selon nous s’ouvrir davantage aux talents issus du privé. A cet égard, la DPR prévoit que le CMP « est accessible tant aux agents de la fonction publique qu’aux personnes issues du secteur privé qui comptent une expérience professionnelle d’au moins cinq ans, une expérience en gestion d’équipe et une connaissance générale des institutions publiques »…

Mes questions à la Ministre sont les suivantes:

 

- Quels sont à cet égard les changements annoncés ? Les candidats issus du privé seront-ils réellement sur le même pied que ceux issus de l’administration ? Feront-ils l’objet d’une sélection d’entrée particulière, par rapport à leurs concurrents ?

 

- Qu’en est-il du coût de ces formations ? Une participation est-elle attendue des candidats ? Sur ce point, aussi, les candidats du public et du privé sont-ils sur un pied d’égalité ?

 

Dans sa réponse, la ministre explique que "Conformément à la DPR, des mesures seront prises par le Gouvernement pour actualiser le certificat en management public et l'ouvrir tant aux personnes du secteur public que du secteur privé. Par ailleurs, les conditions d'accès seront adaptées conformément à la DPR. Celle-ci prévoit une expérience professionnelle d'au moins cinq ans, une en gestion d'équipes et une connaissance générale des institutions publiques.

Tout comme lors des cycles précédents, le certificat en management public sera accessible aux candidats issus du secteur privé comme du secteur public sans discrimination. Ils sont et seront mis sur le même pied d'égalité. L'examen de recevabilité des candidatures et l'éventuel recours de sélection seront donc organisés sans distinction entre les candidats issus du public ou du privé. Les candidats issus du privé ne feront donc pas l'objet d'une sélection d'entrée particulière".

Je me réjouis d'entendre dire qu'il ne peut y avoir de discrimination entre les candidats issus de l'administration publique ou issus du secteur privé. En effet, c'est un principe important si l'on veut ouvrir notre administration sur le monde extérieur. Il y a des ressources à l'extérieur qui méritent d'être intégrées dans le fonctionnement de notre administration régionale. Je prends note également que jusqu'à présent aucune participation financière n'était demandée de la part des candidats et je présume qu'il en sera toujours bien ainsi. Ce serait cohérent avec le principe d'absence totale de discrimination entre les candidats.

 

 

 

 

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